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Dr Benhamou : des informations et des conseils sur l’abdominoplastie

L’abdominoplastie ou plastie abdominale sert à corriger un ventre dystrophique, dont la forme est altérée.
Les types d’excès mis en cause les plus habituellement sont :
L’excès de graisse (retiré par une liposuccion),
L’excès de peau abdominale – (le « tablier » abdominal est retiré et la peau retendue)
L’affaissement des muscles du ventre.
Quand se combinent un excès de peau et l’affaissement des muscles, on ajoute à la plastie abdominale, une cure d’éventration (les praticiens parlent de « diastasis des muscles droits »).
D’une façon commune, l’abdominoplastie courante consiste à diminuer la paroi en découpant un lambeau de peau en forme de croissant sous l’ombilic. Le lambeau supérieur est descendu et suturé au ras des poils pubiens ; l’ombilic est remis en bonne position. La cicatrice se situe autour de l’ombilic et au ras du pubis, concave vers le haut pour révérer les plis natifs.
Cette intervention, n’a pas qu’une seule technique exclusivement adaptée.
Le chirurgien examinera et analysera les lésions afin de prendre en connaissance certains paramètres : L’état et la nature de votre peau, l’évaluation de l’importance de la surcharge graisseuse, la tonicité des muscles abdominaux et la morphologie complète.
Avec ces éléments d’information, la disposition la mieux adaptée à chaque cas sera retenue.
En présence d’une demande de correction chirurgicale de la paroi abdominale, il y à deux possibilités qui sont possibles : soit une lipoaspiration abdominale de manière isolée sera accomplie, soit il faudra faire une plastie abdominale.
Chaque fois qu’il existe des lésions importantes de la peau, avec une distension importante, des vergetures nombreuses, voire des cicatrices, la lipoaspiration isolée sera imparfaite et il faudra user d’une plastie abdominale.
On peut diriger le patient vers une plastie abdominale à la suite d’une grossesse ou d’un amaigrissement, et chaque fois qu’il subsiste des lésions et une distension sérieuse de la peau (plis recouvrant le pubis). En dehors de ces raisons esthétiques, une abdominoplastie à visée préventive admets à opérer des femmes autour de la cinquantaine avec un petit surpoids résumé au ventre qui s’accroîtra fatalement avec l’âge.
Une plastie abdominale permet alors de diminuer la prise de poids dans cette région en prélevant une partie du stock de cellules graisseuses (adipocytes).
L’objectif de cette intervention subsistera à enlever les défaveurs la peau la plus abîmée (distendue, cicatricielle ou vergeture) et de retendre la peau saine en périphérie.
Il est recommandé également de faire dans le même temps le traitement d’une surcharge graisseuse localisée par lipoaspiration et le traitement de lésions des muscles abdominaux inférieurs (diastasis, hernie).
Différentes méthodes faisables
La plastie abdominale étendue

L’abdominoplastie la plus ordinairement accomplie consiste à pratiquer au découpage d’une importante bande de peau, correspondant à tout ou partie de la région installée entre l’ombilic et le pubis, selon un dessin adapté aux lésions.
Pareillement, l’ombilic est conservé et replacé en position normale, grâce à une incision faite dans la peau abaissée.
Le plus fréquemment, cette cicatrice est située au bord supérieur des poils pubiens et dépasse plus ou moins loin dans les plis de l’aine. Sa longueur est connue avant l’intervention : le patient devra en être très distinctement avisé.
Ce type de plastie abdominale étendue peut être indemnisé par l’assurance maladie dans certains cas et sous certaines conditions.
Les plasties abdominales localisées
En présence de lésions moins graves, il est possible de proposer quelquefois une plastie abdominale localisée dont la contrepartie cicatricielle sera diminuée.
La prise en charge par l’assurance maladie ne peut, dans ces cas, avoir lieu.
Antérieurement à l’intervention
On vous demandera de réaliser un bilan préopératoire accompli conformément aux prescriptions.
Le médecin-anesthésiste sera vu en consultation, au plus tard 48 heures avant l’intervention.
Précautions à suivre
2 consultations séparées de minimum 15 jours sont obligatoires avant une abdominoplastie, au cours desquelles sont toujours réalisées des cliches médicaux.
Une gaine abdominale, est prescrite.
Un Arrêt du tabac est impérieux 1 mois avant l’intervention, afin diminuer le risque de nécrose cutanée.
Quand l’abdominoplastie n’est pas prise en charge par la sécurité sociale, prévoyez une période de congé professionnelle de 7 à 15 jours après l’intervention, car aucun arrêt de travail ne pourra vous être prescrit.
Les consignes médicales les plus sérieuses avant une abdominoplastie sont les subséquentes :
Stop à la prise d’aspirine, d’anti-inflammatoires, ou d’anticoagulants oraux dans les 15 jours qui précédent l’intervention, pour réduire le risque hémorragique.
Arrêt de la contraception orale 1 mois avant l’intervention, pour réduire le risque thrombo-embolique

L’intervention

Le type d’anesthésie : L’abdominoplastie nécessite quasiment toujours une anesthésie générale, durant laquelle vous dormez totalement.
Modalités d’hospitalisation : La durée d’hospitalisation varie de 2 à 5 jours.
La durée de l’intervention change entre 90 minutes et 3 heures, suivant le sérieux du travail à réaliser.
Chaque chirurgien préféra une technique qui lui est propre et qu’il adapte à chaque patient pour conquérir les meilleurs résultats. Cependant, on peut retenir des principes de base collectifs :
Le tracé des incisions, qui coïncide à celui des futures cicatrices : il est, en fait, fonction de la localisation et de la quantité de peau lésée : en pratique, la cicatrice sera plus grande que la quantité de tissu à retirer est sérieuse.
La graisse en excès peut être extraite par lipoaspiration et les muscles distendus sont remis en tension.
Dernièrement après l’intervention, un pansement sera installé joint ou non à la mise en place d’une gaine de contention.
Il faut prévoir des pansements pendant une quinzaine de jours après l’acte chirurgical.
Le port d’une gaine de soutien est conseillé pendant 2 à 4 semaines, jour et nuit.
Un arrêt de travail de 2 à 4 semaines est nécessaire.
La cicatrice est souvent rosée durant les 2 à 3 premiers mois, puis elle s’estompe, en générale après le 3ème mois et ce, graduellement, pendant 1 à 3 ans. Il fermement déconseiller de s’exposer au soleil et aux U.V. pendant un minimum de 3 mois après l’acte.
L’activité sportive sera mise de coté et à partir de la 6ème semaine postopératoire vous pourrez reprendre progressivement votre cadence sportive.
Les résultats
En ce qui concerne la cicatrice, il faut être informé que, si elle s’estompe en général avec le temps, la faire disparaître reste difficile tout au moins grâce au soin au laser Fraxel, vous pouvez entrevoir une nette diminution de la cicatrice.
Le but de cette intervention est de véhiculer un progrès. Si vos souhaits sont réalistes, le résultat gagné devrait vous donner un grand contentement
il reste que cette intervention est un acte délicat, pour lequel la qualité de l’indication et l’assurance du geste opératoire ne mettent en aucune manière à l’abri d’un certain nombre de défauts, voire de complications.
Les suites, imperfections et complications sont rares mais éventuelles.
Convenablement indiquée et réalisée le résultat sera satisfaisant et conforme à ce qui était espéré.
Néanmoins, il n’est pas rare que des imperfections localisées soient considérées, sans qu’elles constituent de concrètes complications :
Ces défauts concernent particulièrement la cicatrice qui est parfois un peu trop visible, adhérente, voire asymétrique ou ascensionnée. Cette cicatrice peut, dans certains cas, avoir une évolution élargie, épaisse, voire chéloïde.
L’ombilic peut être incomplètement extériorisé et avoir perdu un peu de son naturel.
Un léger excès cutané latéral est parfois remarqué,
Finalement, en cas de tension excessive au niveau des berges de la suture, une ascension des poils pubiens peut être examinée.
Ces imperfections peuvent être dissimulées grâce à un traitement supplémentaire : une « retouche » chirurgicale réalisée sous anesthésie locale ou anesthésie locale approfondie à partir du 12ème mois postopératoire, en chirurgie ambulatoire.
Dans les complications possibles, il faut mentionner :
La survenue d’un hématome, en fait assez exceptionnel, qui peut être justifié par une évacuation pour éviter une altération secondaire de la qualité esthétique du résultat.
La survenue d’une infection, très peu fréquente, réclamera un drainage chirurgical et un traitement antibiotique.
Nous observons de temps en temps à partir du 8ème jour postopératoire, l’arrivée d’un épanchement lié à un écoulement de lymphe et à un suintement de la graisse.
La compression en compose l’une des meilleures préventions. Un tel épanchement doit parfois être ponctionné, et il s’assèche en général sans séquelle singulière.
Une nécrose cutanée est rarement observée, en règle générale elle est limitée et localisée. Les nécroses graves sont, en fait, rares.
La prévention de ces nécroses repose sur une indication concrète et sur la réalisation d’un geste technique ajusté et circonspect, évitant toute tension excessive au niveau des sutures.
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Les accidents thrombo-emboliques (phlébite, embolie pulmonaire), bien qu’absolument assez rares, sont parmi les plus redoutables. Des mesures préventives draconiennes doivent en rasséréner l’incidence : port de bas anti-thrombose, lever précoce, éventuellement traitement anti-coagulant.
Les altérations de la sensibilité de la paroi, notamment une diminution de la sensibilité prédominant dans la région sous-ombilicale, sont habituellement observées : la sensibilité normale revient le plus souvent dans un délai de 3 à 12 mois.
Finalement, on peut examiner, que notamment, chez les patientes dont la peau est très lésée ou très cicatricielle, des phénomènes de retard de cicatrisation qui rallongent les suites opératoires.Dr Martial Benhamou Infos/Conseils sur L’abdominoplastie